Pour parler mon métier sexothérapeute est le mot que j’utilise depuis quinze ans et aujourd’hui il m’étrique.
On vient à mon cabinet parce que quelque chose se dit, dans sa sexualité, de sa relation à soi-même et à l’autre sous forme d’un mal-être, d’une insatisfaction ou d’un symptôme.
Ce que je propose est d’aider à la possibilité d’une écoute d’une présence à soi-même. Cela peut passer par nommer une émotion, un vécu, cela peut passer par sentir une frisson, une douleur, une vibration. Comment vivre la liberté de son désir et de son plaisir sans cette possibilité d’être à soi ?
J’aide à s’arrimer à soi-même. La parole vient avec l’écoute et cette parole ne cherche pas l’efficacité et le résultat, elle favorise le contact à ce qui se vit, elle tente d’aider à dire ce qui est, à un instant. Il s’agit d’accompagner à accueillir et à reconnaitre ce qui se murmure à l’intérieur. Cela concerne notre manière toute personnelle d’aimer et de mourir, de vivre en définitive. Ce qui soigne la sexualité c’est le lien avec soi-même et (puis) avec l’autre.
Pour parler mon métier, il serait plus juste de parler d’accompagnement thérapeutique de l’intime.